Ils témoignent

La parole donnée aux experts.

 

Parmi les experts intervenus pour le compte de GIP JCI, certains ont tenu à témoigner sur cette expérience :

M. Bruno Clément

Conseiller Résident de Jumelage, Jumelage d’Appui à la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion en Algérie.

J’ai découvert pleinement la dimension internationale du ministère de la justice à l’occasion d’un déplacement de trois jours en Algérie avec Isabelle Gorce, directrice de l’administration pénitentiaire en avril 2015. La perspective d’un jumelage entre l’Union européenne et ce pays s’annonçait alors.

Le contact avec JCI s’est fait tout naturellement pour le novice que j’étais en matière de coopération internationale. JCI est une structure à taille humaine, l’ambiance est presque familiale et les contacts aisés. Présente sans être pesante, la connaissance fine des arcanes si complexes de la procédure européenne en matière de coopération dont fait preuve JCI permet au conseiller résident jumelage de se consacrer sereinement sur le fond.

Pour un fonctionnaire pénitentiaire qui a servi pendant près de trente ans son administration, c’est l’occasion de débuter une seconde carrière. Loin d’être une simple transmission de savoir faire, le jumelage représente avant tout un véritable échange sur des pratiques professionnelles entre des personnes concernées par les mêmes problématiques. C’est un véritable enrichissement réciproque qui rapproche des pays de cultures et de dispositifs différents autour de valeurs communes.

M. Richard BOMETON, Magistrat honoraire

J’ai pris ma retraite en juillet 2016, JCI m’a contacté pour participer à des missions à l’étranger, dans un domaine que je connaissais bien : la formation des magistrats et l’organisation des parquets.

Auparavant, dans ma carrière et lorsque j’enseignais à l’Ecole Nationale de la Magistrature, j’avais déjà effectué ce genre d’action à l’étranger : c’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai accepté de reprendre cette activité, dont j’apprécie qu’elle me permette surtout de continuer à transmettre les savoirs acquis au cours de ma carrière de magistrat, et de connaître des systèmes judiciaires parfois bien différents du nôtre.

Au mois de décembre 2016, j’ai participé à une mission au Kirghizstan, en compagnie d’un collègue du siège, pour évaluer et développer les programmes de formation des magistrats, la préparation des plans de formation, et la manière de former, ainsi que la rédaction et la diffusion de matériels pédagogiques.

En janvier 2017, j’ai effectué une nouvelle mission en République Centrafricaine, à Bangui, pour conduire une étude sur les textes relatifs à la création d’un Institut de Formation Judiciaire, à son organisation administrative et pédagogique, et aux programmes de formation initiale des acteurs judiciaires concernés.

Enfin, au mois de mars 2017, je suis retourné au Kirghizstan pour l’animation d’un séminaire sur le rôle de l’accusateur public dans le procès pénal.

De nouvelles missions m’attendent, notamment en Centrafrique, et j’espère pouvoir continuer cette activité passionnante.

Au cours de ces missions j’ai apprécié la qualité de la prestation fournie par JCI, aussi bien sur le fond par les explications contextuelles et la documentation mise à disposition que sur le plan matériel de la préparation et de l’organisation des déplacements. L’équipe a toujours été à l’écoute de mes demandes et recherché à réunir les conditions optimales, garantissant le succès des expertises.

Dans tous pays où je me suis rendu, j’ai pu constater l’accueil particulièrement chaleureux qui était réservé à l’expert et les attentes très fortes de nos interlocuteurs, qui manifestaient un vif intérêt pour les pratiques que nous leur présentions, les discussions qui s’en suivaient, et les recommandations qui en découlaient.

Pour l’instant, grâce à cette activité, je n’ai pas l’impression d’être totalement en retraite, et je ressens un sentiment d’être encore utile, d’apporter une réflexion sur le métier de magistrat et sa formation. Il est primordial que JCI continue de recruter des experts ayant la flamme d’auditer, de conseiller, de former, et de parcourir le monde pour discuter et échanger sur les pratiques judiciaires dans des pays avec pour guides, toujours, la notion et les valeurs de l’Etat de Droit.

Monsieur François BOKO,
avocat

Le GIP JCI sait mettre à la disposition de la coopération internationale les compétences nécessaires à la bonne exécution des projets justice. Il facilite l’accès des bénéficiaires aux meilleurs centres et structures de formation du système judiciaire français. De ce fait, le GIP JCI contribue efficacement à la construction de l’Etat de droit avec à la clé, les perspectives d’une sécurité juridique et judiciaire pour un monde meilleur. En tant que Chef de projet, j’ai pu bénéficier de l’écoute, de la disponibilité et de l’expérience du GIP JCI au quotidien et surtout lors des missions de suivi/évaluation. Ceci m’a permis d’avoir davantage confiance en moi, persuadé que les initiatives prises ne souffriraient d’aucune difficulté de mise en œuvre tant le dispositif d’accompagnement mis en place par le GIP JCI est effectif et efficace.

 

Il est à noter que ce groupement est doté d’un dispositif institutionnel couvrant un ensemble de structures indispensables à la bonne mise en œuvre des projets d’appui au secteur de la justice : les écoles et centres de formation, les juridictions françaises dans lesquelles peuvent s’envisager les formations et l’immersion des professionnels de la justice du pays bénéficiaire.

 

S’il est un fait qui m’a marqué, c’est que j’ai été particulièrement impressionné par la présence et la mobilisation autour du GIP JCI de l’ensemble de l’expertise française dans le secteur de la justice et du droit. Ceci est assez illustratif de la vitalité et des potentialités françaises dans la coopération internationale au service de la promotion de l’Etat de droit et du développement des systèmes juridiques et judiciaires.

Madame Janine Kister,
greffier en chef honoraire

Le GIP JCI permet aux pays dans lesquels les missions d’appui au système judiciaire sont sollicitées d’apporter une véritable expertise technique internationale et ainsi de répondre par un dispositif adapté aux attentes en perspective de résultats positifs. Ayant été choisie par le GIP JCI pour assurer des missions, cela m’a permis de considérer que les compétences acquises dans ma profession étaient suffisantes pour apporter ma contribution objective.

 

Le GIP JCI est un opérateur public qui assure la promotion de la coopération du système judiciaire français pour apporter une expertise technique en matière juridique et judiciaire. Il met tout en œuvre pour que l’expert puisse assurer sa mission dans des conditions parfaites.

 

Si je devais vous narrer un souvenir, ce serait celui de l’accueil des chefs de projet, des magistrats, des personnels de greffe et des personnalités qui nous a été réservé lors d’un séminaire malgré un contexte d’insécurité totale dans le pays (République Centrafricaine) et particulièrement dans la capitale où il avait été mis en place.

Monsieur Eric Minnegheer,
magistrat

Parce qu’il est un groupement d’intérêt public doté d’une autonomie de gestion des ressources humaines, il a la capacité de mobiliser une expertise beaucoup plus internationale, et donc, bien plus diversifiée et attractive pour les bailleurs de fonds que celle que ses mandants institutionnels sont susceptibles de déployer. Il est un facteur d’ouverture et d’expansion de la politique de coopération du ministère de la Justice et de ses établissements publics.

 

La participation du GIP JCI aux programmes de coopération et d’assistance des bailleurs de fonds et des institutions internationales permet de valoriser l’expertise française et de la maintenir, dans un contexte budgétaire difficile, à un niveau d’influence optimal et attendu de ceux, nombreux, pour qui la France reste la source du droit et la référence à suivre en matière d’organisation judiciaire.

 

Cet instrument de diffusion de la culture juridique française possède un savoir-faire propre à son cœur de métier que nul autre n’est en mesure de fournir et qui ne saurait se fondre dans une politique générale de coopération technique.

 

Il faut savoir que la transformation d’ACOJURIS en GIP JCI fut longue. Alors sous-directeur à l’ENM, chef du département international, j’ai soutenu avec conviction cette mutation et les résultats affichés aujourd’hui par le GIP JCI ne me font pas regretter mes choix.